le blog 6eric
Ci dessous le scan des quelques pages relatives au parcours d'Eugene dans l'historique du 6e RIC. Je n'en connais pas encore l'auteur. Les passages en caractères gras me paraissent plus particulièrement pertinents.
Les cartes de cette page proviennent de ma collection.
La Chipote
(26 août au 24 septembre 1914)
Le 26, le régiment se rassemble à Saint-Benoît, où des tranchées sont aussitôt creusées sur les hauteurs boisées bordant, 1e village au nord. Vers 16 heures, des troupes d’infanterie en retraite, venant de l’est, traversent Saint-Benoît. Le régiment reçoit l’ordre de s’emparer de la cote 423 (N.-E. du village) et de s’y établir; mais, au moment où ses premières unités s’engageaient dans cette direction, une vive fusillade éclate, partant des maisons à l’est du village, dont les Allemands se sont emparés par surprise. Les 1er et 3e bataillons font face aussitôt, se lancent résolument sur l’adversaire et le poursuivent à la baïonnette jusqu’à la cote 423, où ils s’établissent. Les forces allemandes, qui s’élevaient à une brigade (112° et 142e R. I.), avaient terriblement souffert. Outre de nombreux tués, presque tous à la baïonnette, une cinquantaine de prisonniers restèrent entre nos mains.
Les 27 et 28, le régiment reste sur ses positions, soumis à un violent bombardement qui lui cause des pertes sensibles. Le 29, il reçoit l’ordre d’occuper les positions de Larifontaine et, le 31, celles du col de la Chipote, au nord-est de Saint-Benoît. Le 2 septembre une forte colonne allemande, favorisée par le terrain montagneux et la forêt, qui masquent complètement son avance débouche brusquement de la direction de Sainte-Barbe et, après avoir bousculé un bataillon du régiment voisin, essaie d’envelopper le 6e colonial. Le lieutenant-colonel Bordeaux ne dispose à ce moment-là que d’un détachement de 1.100 réservistes à peine encadrés et arrivés le matin même de Lyon. Devant l’imminence du péril, ils sont lancés en avant, et, malgré la fatigue causée par le voyage, réussissent à refouler l’ennemi et à le ramener à ses positions de départ.
(n° 7°, Verlag Willy Koehler, Metz, coll. auteur) Les attaques de Loupmont avaient coûté au régiment 8 officiers et 569 hommes hors de combat, parmi lesquels nous mentionnons : Les sergents Joannest, Saint-Hilaire, Odéon, Pinet, Tissot. Les caporaux Authomani, Bonnez, Boursaud, Clément, Chamot, Dottori, Dujon, Fayolle, Girardot
Les soldats Angenieux, Alviset, Bautejac, Bourgeois, Boggio, Bazin. Bessard, Boccala, Berger, Cusin, Chabroux, Cellier, Chardon, Cambourieux, Dumolard, Delfon, Delpoux, Delavaud, Deconche, Dupaz, Dinnier, Fayolle, Franc, Faure, Fontaine, Fageolles, Hall, Jouve, Jacquet, Lambert, Le Dal, Moulin, Morel, Marion, Martin, Mautran, Mugnier, Plouzane, Perret, Paillet, Rey, Richard, Riondet, Roderon, Raynaud, Sihoan, Tocalan, Vigouroux, Vaudray, Vernat, Vialcollet.
Les 27 et 28, le régiment reste sur ses positions, soumis à un violent bombardement qui lui cause des pertes sensibles. Le 29, il reçoit l’ordre d’occuper les positions de Larifontaine et, le 31, celles du col de la Chipote, au nord-est de Saint-Benoît. Le 2 septembre une forte colonne allemande, favorisée par le terrain montagneux et la forêt, qui masquent complètement son avance débouche brusquement de la direction de Sainte-Barbe et, après avoir bousculé un bataillon du régiment voisin, essaie d’envelopper le 6e colonial. Le lieutenant-colonel Bordeaux ne dispose à ce moment-là que d’un détachement de 1.100 réservistes à peine encadrés et arrivés le matin même de Lyon. Devant l’imminence du péril, ils sont lancés en avant, et, malgré la fatigue causée par le voyage, réussissent à refouler l’ennemi et à le ramener à ses positions de départ.
Le Col de la Chipotte
La rue de Loupmont après la bataille,
les maisons ont été reconstruites depuis quasiment à l'identique
carte postale allemande envoyée en 1915
(n° 77, Verlag Willy Koehler, Metz, coll. auteur)
La rue de Loupmont en 2004
Les maisons sont toujours là...
(cliché E.M.)
(n° 7°, Verlag Willy Koehler, Metz, coll. auteur) Les attaques de Loupmont avaient coûté au régiment 8 officiers et 569 hommes hors de combat, parmi lesquels nous mentionnons : Les sergents Joannest, Saint-Hilaire, Odéon, Pinet, Tissot. Les caporaux Authomani, Bonnez, Boursaud, Clément, Chamot, Dottori, Dujon, Fayolle, Girardot
Les soldats Angenieux, Alviset, Bautejac, Bourgeois, Boggio, Bazin. Bessard, Boccala, Berger, Cusin, Chabroux, Cellier, Chardon, Cambourieux, Dumolard, Delfon, Delpoux, Delavaud, Deconche, Dupaz, Dinnier, Fayolle, Franc, Faure, Fontaine, Fageolles, Hall, Jouve, Jacquet, Lambert, Le Dal, Moulin, Morel, Marion, Martin, Mautran, Mugnier, Plouzane, Perret, Paillet, Rey, Richard, Riondet, Roderon, Raynaud, Sihoan, Tocalan, Vigouroux, Vaudray, Vernat, Vialcollet.
Sam 9 déc 1972
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